juin 25, 2020

Tamnougalt, Morocco

Si les rues agitées des grandes villes marocaines peuvent sembler étouffantes aux heures les plus chaudes de la journée, de nombreux touristes et habitants à la recherche de fraîcheur trouvent refuge dans des jardins.

Leur symbolique 

Symboles de prospérité, leurs structures sont représentatives de la richesse de la ville. Les palais et les Riads ont tous été construits autour de jardins ou de patios, reflets de la grandeur architecturale et du prestige des lieux.

Part importante du patrimoine du pays, ils constituent un héritage culturel et sont considérés comme une forme d’art à proprement parler : le jardin Majorelle à Marrakech, créé par le peintre du même nom est, par sa couleur, son architecture et sa végétation, une véritable œuvre d’art.

Mais qu’ils soient publics ou privés, les jardins sont avant tout des lieux symboliques pour la ville et ses habitants. Associés à la pureté et à la plénitude, ils représentent le monde sacré, l’intériorité. Les fontaines que l’on y retrouve sont considérées comme symboles de vie et les murs qui les entourent presque toujours, en font une représentation du paradis.

Leur structure

Destinés au repos et à la contemplation, contrairement aux jardins anglais, on y retrouve souvent des endroits pour s’asseoir. Conçus pour échapper à l’agitation urbaine, ces jardins offrent un moment de répit et l’ombre qu’ils fournissent ainsi que les fontaines et cours d’eau qu’on y retrouve permettent de contrer le climat chaud et aride de la région.

Traditionnellement structurés en terrasse pour faciliter l’irrigation, ce système permet également aux végétaux les plus élevés et les plus forts de protéger les plus faibles du soleil. Trois niveaux sont ainsi mis en place : l’eau, les plantes à fleurs, puis les arbres, qui forment une ombre permanente.

Quelques jardins à découvrir

Mais certains jardins se distinguent plus particulièrement des autres.

Majorelle

Le jardin Majorelle à Marrakech, évoqué précédemment, attire chaque année de nombreux touristes. Entre jardin islamique et jardin tropical, il est créé en 1929 par le peintre du même nom qui, amoureux de la région, y achète ce terrain pour y construire son atelier. Il y implantera plus de 300 espèces et créera, quelques années plus tard le fameux bleu majorelle, dont il peindra les murs de son atelier et du jardin, en faisant un de ses tableaux les plus célèbres. Racheté à sa mort par Yves Saint-Laurent et son compagnon, qui le rénovera et s’en inspirera pour bon nombre de ses collections, l’atelier du peintre est transformé en musée berbère, toujours ouvert au public. À la mort d’Yves Saint-Laurent, son compagnon Pierre Bergé disperse ses cendres dans la roseraie et érige un mémorial en son honneur. Propice à la promenade grâce aux fontaines, bassins et grands arbres, son atmosphère calme et reposante vous permettra de vous rafraîchir aux heures les plus chaudes de la journée.


Oudaya

Construit par un sultan au XVIIIème siècle et rouvert au public depuis 2011, le jardin Jnan Sbil à Fès est le plus ancien jardin de la ville. Initialement aménagé pour les princes et princesses avant sa première ouverture au grand public en 1917, il est depuis 2011 placé sous le patronage du roi. Situé en plein centre urbain, le parc est découpé en plusieurs thématiques et vous pourrez vous promenez dans ses allées ombragées par une grande variété d’arbres entre le petit lac, les rivières et les carrés de fleurs méditerranéennes, vous permettant d’oublier l’agitation de la ville.Le jardin des Oudayas, construit sur les hauteurs de la ville au pied du palais de la Kasbah, demeure des sultans de l’époque, domine Rabat. Ancienne place d’arme en raison de sa situation défensive, vous pourrez vous promener dans ses allées cerclées de fleurs qui contrastent avec les murailles et les canons de l’époque. Aménagé dans les années 1920, ce jardin, aussi appelé jardin andalou des Oudayas a été très influencé par l’architecture espagnole et vous charmera par sa profusion d’arbustes typiquement méditerranéens : citronniers, orangers, lauriers … À la fin de votre visite, n’oubliez pas de passer par le café maure, où vous pourrez faire une pause tout en profitant de la vue sur le fleuve, la tour Hassan et Salé et ses remparts.

 Le parc Lalla Hasna, aménagé autour de la fameuse mosquée de Koutoubia reste un des meilleurs moyens d’admirer son minaret, symbole de Marrakech : l’intérieur de la mosquée étant un lieu de culte, il est donc interdit aux non-musulmans. Vous pourrez vous y promener de jour pour profiter de sa fraîcheur mais aussi de nuit quand les éclairages installés à cet effet révèlent des détails du minaret et que la roseraie est illuminée.

jardins marocains

Toujours à Marrakech, le jardin secret vaut tout autant le détour. Situé en plein cœur de la médina, il doit son nom à son emplacement : caché derrière de hauts murs d’enceinte, il est impossible de deviner ce qui se dresse derrière. Abandonné à la mort du caïd qui y résidait et que l’on dit empoisonné, le palais et ses jardins ouvrent au grand public en 2016, après 8 ans de rénovations. Après vous être promené dans les deux jardins (un jardin exotique avec des plantes venant des 5 continents et un jardin islamique), vous pourrez vous asseoir à la terrasse d’un des cafés et profiter de l’odeur dégagée par les orangers, lavandes et autres plantes méditerranéennes. Le sommet de la tour est également accessible et offre un panorama exceptionnel couvrant toute la ville jusqu’aux montagnes de l’Atlas.


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